J'ai eu la grand chance de gagner des places pour l'avant première de la comédie musicale Carousel, hier soir. Le mail de confirmation m'informe que les billets peuvent être retirés dès 19h15 et que le placement sera libre. Je donne rendez-vous à mon acolyte vers 19h devant le théâtre. A mon arrivée, un flot de gens commence déjà à s'engouffrer par les portes en verre. Étonnement, beaucoup de personnes ont déjà leur billet, et la queue au contrôle est assez courte. Devant moi, Benjamin Pech que j'avais vu la veille sur le scène de l'Opéra de Paris. La queue se fait de plus en plus compacte devant les accès en attendant l'ouverture des portes de la salle. Les gens poussent, s'entassent, se plaignent. Un couple d'américains critique en anglais, le manque de savoir vivre des français dès qu'on leur offre quelques chose de gratuit. Mais dès que les portes auront ouvert, ce sont ces même américains qui se mettront à courir et jouer des coudes pour rejoindre salle "en premier". No comment. Face à toute ces incivilités, les agents d'accueil semblent surpris lorsque je leur dis tout simplement bonsoir. Nous choisissons de très bonnes places centrales à l'orchestre. Royal !
Carousel a été classée par Time magazine, meilleure comédie musicale du XXème siècle en 1999. Autant dire que mes attentes étaient élevées, et je n'ai pas été déçue. C'est bien chanté, dansé et interprété, la mise en scène est efficace et adaptée, c'est à la fois divertissant et émouvant. Je n’émettrai qu'un bémol sur le final trop à l'eau de rose qui dénote du reste de l’œuvre. Mais en me renseignant un peu, j'ai appris que la comédie musicale était inspirée de la pièce Liliom de Ferenc Molnar qui elle ne se termine pas du tout sur cette note d'espoir. C'est d'ailleurs étonnant de noter que l'auteur a refusé de céder les droits de sa pièce de théâtre à Puccini et à Gershwin, avant de les donner à Rodgers et Hammerstein II, mais qu'il a accepté cette dénaturation du final.
J'ai eu un véritable coup de cœur pour Soliloquy interprété par le personnage principal Billy Bigelow (Duncan Rock), qui se projette père avec toutes les responsabilités que cela implique. Cela a vraiment été un moment fort. Et c'était sans savoir toute l'importance de cette chanson pour déroulement de l'intrigue, pour la création de cette comédie musicale et plus généralement dans l'histoire des comédies-musicales américaines. Je vous invite à écouter cet extrait de la conférence de Patrick Niedo à ce sujet.
Je ne détaillerai pas ici l'intrigue, il est facile de la trouver en quelques clics. Celle-ci étant complexe et s'étendant sur de nombreuses années, il serait fastidieux de la retaper ici. Il est cependant intéressant de noter que c'est la première comédie-musicale à introduire des thématiques de société, sombres, comme celui de la femme battue ou du suicide, et quelle marque un tournant dans les choix d'écriture de ces spectacles.
C'est à tous ces titres, qu'on peut en effet considérer que cette comédie musicale soit la plus marquante du XXème siècle. A ne pas rater donc, pour les amateurs du genre.
Carousel
au théâtre du Chatelet, place du Châtelet Paris 1er
du 18 au 27 mars 2013 à 20h, le dimanche à 16h
en anglais, surtitré.
Durée 3h avec un entracte.
Tarifs : 20 à 90 euros
www.chatelet-theatre.com
dimanche 17 mars 2013
Julio le Parc au Palais de Tokyo
Bien que travaillant non loin, je n'étais pas retournée au Palais de Tokyo depuis la réouverture. Je suis allée voir l'exposition Julio Le Parc qui se poursuit jusqu'au 13 mai. Le travail de cet artiste cachanais octogénaire, précurseur de l'Op Art et de l'art cinétique est à la fois ludique et impressionnant de technicité alors que ses installations paraissent si simple. C'est une exposition très visuelle et malheureusement je n'avais pas mon appareil photo sur moi. Je reviendrai donc prochainement sur cette exposition avec des images à l'appui cette fois.
Après l'exposition, mon amie m'a un peu fait visiter les nouveaux espaces du Palais de Tokyo. Je suis restée complètement bluffée par l'immensité des salles, l'aspect labyrinthique des accès, le mélange des niveaux, les salles cachées... Tout le béton a été laissé à l'état brut laissant ainsi parler les volumes et le lieu. L'ancienne signalétique à moitié effacée de la cinémathèque française est encore visible ça et là, chargeant les murs d'histoire. Par un trou ou derrière une porte, on découvre de vieilles salles de projection. Dans la pénombre, on laisse son imagination flotter, les lieux semblent habités.
Résultat, complètement subjuguée par l'architecture et l'histoire du Palais, on en oublie les œuvres qui sont disséminées ça et là, dans les dégagement, les recoins, les places et les ouvertures.
Julio le Parc
au Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson Paris 16ème
du 27 février au 13 mai 2013, de midi à minuit. Fermé le mardi.
Plein tarif : 10 euros.
www.palaisdetokyo.com
Après l'exposition, mon amie m'a un peu fait visiter les nouveaux espaces du Palais de Tokyo. Je suis restée complètement bluffée par l'immensité des salles, l'aspect labyrinthique des accès, le mélange des niveaux, les salles cachées... Tout le béton a été laissé à l'état brut laissant ainsi parler les volumes et le lieu. L'ancienne signalétique à moitié effacée de la cinémathèque française est encore visible ça et là, chargeant les murs d'histoire. Par un trou ou derrière une porte, on découvre de vieilles salles de projection. Dans la pénombre, on laisse son imagination flotter, les lieux semblent habités.
Résultat, complètement subjuguée par l'architecture et l'histoire du Palais, on en oublie les œuvres qui sont disséminées ça et là, dans les dégagement, les recoins, les places et les ouvertures.
Julio le Parc
au Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson Paris 16ème
du 27 février au 13 mai 2013, de midi à minuit. Fermé le mardi.
Plein tarif : 10 euros.
www.palaisdetokyo.com
samedi 16 mars 2013
Roland Petit à l'Opéra de Paris
Depuis hier et jusqu'au 29 mars, l'Opéra de Paris présente un programme Roland Petit réunissant trois œuvres du chorégraphe : Le Rendez-Vous, Le Loup et Carmen. Je me faisais une joie de retourner à l'Opéra voir du Roland Petit - Le jeune homme et la mort étant selon moi un des plus beaux ballets - et de surcroît dans d'excellentes conditions puisqu'on m'a offert une place en plein centre du balcon (Merci !). Je garderai cependant un souvenir en demi-teinte de cette soirée.
Les trois chorégraphies sont des œuvres narratives théâtralisées et tragiques. Dans le Rendez-Vous, un jeune homme, brillamment dansé par Nicolas Le Riche, rencontre à la suite d'une nuit d'errance, la plus belle femme du monde (Isabelle Ciaravola) qui le tue à l'issue de leur "duo". Dans le Loup, c'est une double fin tragique qui attend les héros. Mais autant Benjamin Pech (le loup) aura brillé pendant son introduction en solo, autant le couple qu'il forme avec Laetitia Pujol - la jeune fille, est dépourvu de toute complicité et passion, ce qui rend l'intrigue peu crédible. Dans Carmen, j'ai été subjuguée par une Ludmilla Pagliero (Carmen) aguichante et sensuelle. Quel dommage que Stéphane Bullion (Don josé) n'ait pas été un partenaire à la hauteur. Il nous a offert hier une prestation insipide. Pour confirmer mon jugement j'ai jeté un œil à la version DVD que j'ai à la maison avec Nicolas Le Riche. Et c'est un Don José fougueux et plein d'orgueil qui nous est présenté par un garçon gentillet et transparent...
Roland Petit - Présentation vidéo
Malgré les déceptions d'interprétation, cela reste trois pièces à voir car ce sont des jalons de l'histoire du ballet. Et on s'amusera de voir que les héroïnes sont toutes brunes au cheveux courts, comme une certaine Zizi Jeanmaire... muse de Roland Petit.
Hommage à Roland Petit
à l'Opéra National de Paris, Palais Garnier
jusqu'au 29 mars 2013
Tarif : 10 à 92 euros
Les trois chorégraphies sont des œuvres narratives théâtralisées et tragiques. Dans le Rendez-Vous, un jeune homme, brillamment dansé par Nicolas Le Riche, rencontre à la suite d'une nuit d'errance, la plus belle femme du monde (Isabelle Ciaravola) qui le tue à l'issue de leur "duo". Dans le Loup, c'est une double fin tragique qui attend les héros. Mais autant Benjamin Pech (le loup) aura brillé pendant son introduction en solo, autant le couple qu'il forme avec Laetitia Pujol - la jeune fille, est dépourvu de toute complicité et passion, ce qui rend l'intrigue peu crédible. Dans Carmen, j'ai été subjuguée par une Ludmilla Pagliero (Carmen) aguichante et sensuelle. Quel dommage que Stéphane Bullion (Don josé) n'ait pas été un partenaire à la hauteur. Il nous a offert hier une prestation insipide. Pour confirmer mon jugement j'ai jeté un œil à la version DVD que j'ai à la maison avec Nicolas Le Riche. Et c'est un Don José fougueux et plein d'orgueil qui nous est présenté par un garçon gentillet et transparent...
Roland Petit - Présentation vidéo
Malgré les déceptions d'interprétation, cela reste trois pièces à voir car ce sont des jalons de l'histoire du ballet. Et on s'amusera de voir que les héroïnes sont toutes brunes au cheveux courts, comme une certaine Zizi Jeanmaire... muse de Roland Petit.
Hommage à Roland Petit
à l'Opéra National de Paris, Palais Garnier
jusqu'au 29 mars 2013
Tarif : 10 à 92 euros
dimanche 3 mars 2013
Noella Pontois à l'Elephant Paname
500m² sont réservés aux studios, et 500m² accueillent une programmation événementielle annoncée comme pointue. La première exposition est consacrée à la danseuse étoile Noella Pontois.
Le dôme au rez-de-chaussée sert d'écrin aux costumes de ses rôles titres. Les murs sont recouverts de photos portrait et des vitrines dévoilent des coupures de presse. Au deuxième étage, la salle de droite propose une ambiance plus intimiste et aborde l'enfance de l'étoile et de sa fille, Miteki Kudo - également danseuse à l'Opéra de Paris. La salle de droite et le dernier étage offrent un panorama photographique de Noella Pontois sur scène dans les grandes pièces du répertoire. Elle est accompagnée par tous les plus grands : Denard, Dupont, Atanasoff, Baryshnikov ou Noureev. Dans deux petits salons sont projetés des images d'archives. J'ai particulièrement été touchée par des images de répétition sur le plateau du Palais Garnier où Rudolf Noureev enseigne à la jeune étoile sa chorégraphie de la Belle au Bois Dormant. Les deux salons sont séparés par une reconstitution de la loge de la danseuse.
Noella Pontois, divine étoile
jusqu'au 31 mars 2013
à l'Elephant Paname, 10 rue Volney, Paris 2ème
ouvert du mercredi au samedi de 11h à 20h, et le dimanche de 11h à 18h
Tarif : 10 euros
www.elephantpaname.com
dimanche 24 février 2013
Visite du palais Garnier
Aujourd'hui, l'Opéra National de Paris offrait à ses abonnés une visite exceptionnelle des coulisses du palais Garnier. C'est mon monument préféré à Paris et je ne me lasse pas de parcourir ce lieu. Pendant les entractes des ballets que je vais y voir, je déambule à tous les étages pour profiter de tous les recoins de ce théâtre.
La visite commence par la rotonde des abonnés, qui permettait aux abonnés d'arriver directement en fiacre sous la salle de spectacle. Puis nous montons directement au dernier étage, sous la Coupole. Et là, à ma grande surprise, je découvre que toute l'armature du palais est en métal riveté. Les stucs, les marbres et les dorures cachent un squelette d'une étonnante modernité. La Coupole accueille une grande salle de répétition aux dimensions du plateau et qui reprend l'inclinaison (de 5%) de la scène. Cette salle a été transformée en salle de répétition dans les années 60, c'était à l'origine un espace vide qui servait à évacuer les gaz de combustion du lustre de la grande salle.

En redescendant vers les ateliers de costumes, nous pouvions apercevoir par chaque fenêtre la neige tomber sur les toits du palais et sur Paris. Dans l'atelier de flou sont (re)créés les tutus, et de façon plus générale les costumes féminins. Au central costumes, magnifique salle toute en bois, les costumes sont en transit entre les ateliers et le service habillement. Les tutus pendant au plafond, la tête à l'envers pour prolonger leur durée de vie et éviter qu'ils ne s'affaissent. Nous traversons des couloirs pleins de costumes plus beaux les uns que les autres. Il m'était très difficile de réprimer mon envie de toucher tous ces textiles. Nous finissons notre visite des ateliers, par celui de décoration, sorte de caverne d'Ali Baba où les textiles sont teints, peints, vieillis et agrémentés de bijoux et accessoires.
Nous rejoignons le plateau par l'arrière où une conférencière pleine de vie nous fait partager la vie des premières danseuses dans le foyer de la danse à la fin du XVIIème siècle. Les riches abonnés en haut de forme y étaient conviés pour choisir leur "protégée" parmi les ballerines. Ceux qui ont vu une fois dans leur vie le défilé du corps de ballet en début de saison, auront aperçu ce foyer, au lointain, qui prolonge la scène (pour lui permettre d'atteindre les 50m de profondeur). Le reste du temps il est inaccessible et sert de salle d'échauffement avant et pendant les spectacles. On traverse enfin le plateau à travers les décors de La Cenerentola et les conduites de Kaguyahime. La salle (d'environ 2 000 places) - que je connais bien - est encore plus impressionnante coté scène avec ses dorures et ses velours rouges. Le plafond de Chagall, peint par dessus celui de Lenepveu abîmé par l'éclairage au gaz, apporte une touche moderne à l'ensemble.
Petite parenthèse au sein de la bibliothèque, souvent ouverte au public pour des expositions. Elle dépend de la Bibliothèque Nationale de France et regroupe tous les ouvrages liés à l'Opéra et aux Ballets. La salle de lecture qui devait être le fumoir privé de Napoléon III, peut accueillir jusqu'à 18 chercheurs.

La visite se conclut par une promenade dans les espaces publics, le grand foyer - inspiré de la galerie des glaces à Versailles - et le grand escalier avec ses 24 sortes de marbre différents qui proviennent de toute l'Europe. C'est le seul théâtre dont plus de 30% de sa superficie sont dédiés aux espaces publics. L'escalier lui-même, avec ses "loges" tout autour, est comme une théâtre dans le théâtre où l'on vient voir et se montrer. Les déambulations en famille dans le grand foyer, permettaient de rencontrer d'autres familles de rang équivalent pour marier ses enfants.
Un peu d'histoire. Douze salles d'opéras avaient été construites à Paris, depuis que le genre avait été créé par Louis XIV en 1669. Toutes en bois, elles ont toutes maintenant disparu par le feu. C'est après avoir évité de justesse un attentat en se rendant à l'Opéra de la Rue Pelletier que Napoléon III ordonne la construction d'un treizième Opéra, et fait ouvrir un accès direct pour s'y rendre de ses appartements (au Louvre). Suite à un concours, le projet du jeune et peu connu Charles Garnier est choisi à l'unanimité en 1861. L'Opéra sera inauguré 14 ans plus tard, en 1875, Napoléon III ne l'aura jamais vu achevé et n'aura jamais profité de son avenue.
La visite commence par la rotonde des abonnés, qui permettait aux abonnés d'arriver directement en fiacre sous la salle de spectacle. Puis nous montons directement au dernier étage, sous la Coupole. Et là, à ma grande surprise, je découvre que toute l'armature du palais est en métal riveté. Les stucs, les marbres et les dorures cachent un squelette d'une étonnante modernité. La Coupole accueille une grande salle de répétition aux dimensions du plateau et qui reprend l'inclinaison (de 5%) de la scène. Cette salle a été transformée en salle de répétition dans les années 60, c'était à l'origine un espace vide qui servait à évacuer les gaz de combustion du lustre de la grande salle.
En redescendant vers les ateliers de costumes, nous pouvions apercevoir par chaque fenêtre la neige tomber sur les toits du palais et sur Paris. Dans l'atelier de flou sont (re)créés les tutus, et de façon plus générale les costumes féminins. Au central costumes, magnifique salle toute en bois, les costumes sont en transit entre les ateliers et le service habillement. Les tutus pendant au plafond, la tête à l'envers pour prolonger leur durée de vie et éviter qu'ils ne s'affaissent. Nous traversons des couloirs pleins de costumes plus beaux les uns que les autres. Il m'était très difficile de réprimer mon envie de toucher tous ces textiles. Nous finissons notre visite des ateliers, par celui de décoration, sorte de caverne d'Ali Baba où les textiles sont teints, peints, vieillis et agrémentés de bijoux et accessoires.
Nous rejoignons le plateau par l'arrière où une conférencière pleine de vie nous fait partager la vie des premières danseuses dans le foyer de la danse à la fin du XVIIème siècle. Les riches abonnés en haut de forme y étaient conviés pour choisir leur "protégée" parmi les ballerines. Ceux qui ont vu une fois dans leur vie le défilé du corps de ballet en début de saison, auront aperçu ce foyer, au lointain, qui prolonge la scène (pour lui permettre d'atteindre les 50m de profondeur). Le reste du temps il est inaccessible et sert de salle d'échauffement avant et pendant les spectacles. On traverse enfin le plateau à travers les décors de La Cenerentola et les conduites de Kaguyahime. La salle (d'environ 2 000 places) - que je connais bien - est encore plus impressionnante coté scène avec ses dorures et ses velours rouges. Le plafond de Chagall, peint par dessus celui de Lenepveu abîmé par l'éclairage au gaz, apporte une touche moderne à l'ensemble.
Petite parenthèse au sein de la bibliothèque, souvent ouverte au public pour des expositions. Elle dépend de la Bibliothèque Nationale de France et regroupe tous les ouvrages liés à l'Opéra et aux Ballets. La salle de lecture qui devait être le fumoir privé de Napoléon III, peut accueillir jusqu'à 18 chercheurs.
La visite se conclut par une promenade dans les espaces publics, le grand foyer - inspiré de la galerie des glaces à Versailles - et le grand escalier avec ses 24 sortes de marbre différents qui proviennent de toute l'Europe. C'est le seul théâtre dont plus de 30% de sa superficie sont dédiés aux espaces publics. L'escalier lui-même, avec ses "loges" tout autour, est comme une théâtre dans le théâtre où l'on vient voir et se montrer. Les déambulations en famille dans le grand foyer, permettaient de rencontrer d'autres familles de rang équivalent pour marier ses enfants.
Un peu d'histoire. Douze salles d'opéras avaient été construites à Paris, depuis que le genre avait été créé par Louis XIV en 1669. Toutes en bois, elles ont toutes maintenant disparu par le feu. C'est après avoir évité de justesse un attentat en se rendant à l'Opéra de la Rue Pelletier que Napoléon III ordonne la construction d'un treizième Opéra, et fait ouvrir un accès direct pour s'y rendre de ses appartements (au Louvre). Suite à un concours, le projet du jeune et peu connu Charles Garnier est choisi à l'unanimité en 1861. L'Opéra sera inauguré 14 ans plus tard, en 1875, Napoléon III ne l'aura jamais vu achevé et n'aura jamais profité de son avenue.
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